
Située à Mayotte, la plage de Ngouja est un véritable sanctuaire naturel. Ce site exceptionnel réunit à lui seul tous les éléments essentiels à la vie des tortues marines, notamment de la tortue verte : une plage pour la ponte, un herbier marin pour l’alimentation, et un récif corallien pour le repos.
Cet équilibre rare fait toute la richesse de Ngouja… mais aussi sa fragilité.
Très fréquentée tout au long de l’année, la plage est soumise à une pression importante liée aux activités humaines. À marée basse, les déplacements à pied dans l’eau peuvent entraîner un piétinement de l’herbier marin. Pourtant, cet écosystème est indispensable : il constitue la principale source de nourriture des tortues vertes. Sa dégradation impacte directement leur présence et leur survie.
Face à cet enjeu, les équipes du Jardin Maore ont mis en place une solution simple et efficace : un chenal piéton balisé. Matérialisé par des bouées oranges, ce passage délimite un itinéraire précis dans l’eau. L’objectif est clair : guider les visiteurs, canaliser les déplacements et ainsi préserver l’ensemble de l’herbier.
En complément, des panneaux d’information ont été installés afin de sensibiliser le public. Ils permettent de mieux comprendre l’importance de cet écosystème et d’adopter les bons gestes pour le protéger.
À marée haute, les déplacements se font naturellement à la nage, ce qui réduit considérablement les pressions exercées sur l’herbier marin. Le dispositif s’inscrit donc dans une logique simple : adapter les usages pour mieux préserver le milieu.
Cette initiative concrète démontre qu’il est possible de concilier fréquentation touristique et protection de la biodiversité. En respectant le chenal piéton, chacun contribue à préserver un habitat essentiel et à protéger les tortues marines qui font la richesse de Ngouja.
Image/Crédit : Katia Ballorain